Blueberry

Blueberry
Film français. 2003. 2h04.
Sortie :11 Février 2004
Réalisateur :Jan Kounen
Avec :Vincent Cassel (La haine, Agents secrets, Irreversible), Michael Madsen (Donnie Brasco, Kill Bill, Thelma et Louise), Juliette Lewis (Tueurs nés, Une nuit en enfer, Way of the gun)
Genre :Western, Fantastique
Histoire :Mike Blueberry est marshall d'une petite ville tranquille à la frontière des terres indiennes. Tout bascule le jour où un mystérieux tueur, Wally Blount, transforme la bourgade en brasier. Il est à la recherche d'un trésor indien situé dans les montagnes sacrées. Blueberry part à sa poursuite, aidé par Runi, un chamane indien avec qui il a grandi. Les deux hommes doivent empêcher le tueur de pénétrer dans le sanctuaire. Mais là-bas, au coeur des montagnes sacrées, c'est aussi ses démons intérieurs que Blueberry devra combattre.
Mon avis :3,5/10. On connaissait Jan Kounen, roi de l'ultra violence dans le trash et culte Dobermann, on le découvre désormais adepte du shamanisme à travers Blueberry. Autant que le choc des cultures est énorme, et pour Kounen, il tourne au fiasco. Pourtant le cinéaste français semble vraiment passioné par son sujet, en témoigne son documentaire qui suivra "D'autres mondes" qui s'immerge dans l'univers d'une tribu indienne adepte au shamanisme, religion caractérisée par le culte de la nature, la croyance aux esprits et des pratiques telles que la transe ou l'extase. Cependant il aurait mieux eu fait de se limiter à ce simple documentaire qui expose parfaitement sa découverte du shamanisme, tout en nous expliquant les clefs de cette religion méconnu que l'on pratique que dans des coins reculés de la planète. En rapport à ce documentaire, Blueberry semble bien illégitime, même doublement illégitime quand on voit que l'étiquette "adaptation de la BD Blueberry" n'est là que de manière publicitaire et commerciale, tant le film ne respecte rien ou presque de la BD à tel point qu'à aucun moment le nom de Blueberry n'est prononcé. La pseudo-histoire qui nous est proposé, n'est ni plus ni moins qu'une soupe de tout ce que le western a fabriqué pendant des années, qui légitime la partie la plus travaillé du film, celle consacré au shamanisme, de l'éveil jusqu'à l'approfondissement de ces mystiques pouvoirs.
La partie western, relève du navet pur et dur à la sauce Terrence Hill (le Chuck Norris du western), avec un scénario baclé qui tourne au pathétique, avec l'accumulation de ces stéréotypes qui plonge le film dans une forme archétypale des plus poussée avec un ultra-manichéisme assez déroutant d'autant plus qu'il est dénué d'humour. De plus si la beauté des images naturels de Kounen ne font aucuns doutes, les décors de sa ville sont d'une faiblesse rare et jette un peu plus de discrédit à ce "western". On se rend compte dès le départ avec ce flash back sensant expliqué la psychologie du personnage, que le film va sombrer tôt ou tard dans le ridicule, tant tout cela semble éculé et sans inspirations. En conséquence les différents personnages n'ont vraiment aucunes psychologies, ou plutôt une parodie de psychologie, puisque les méchants, sont en plus d'être méchants, cruels, injustes et méchants (ah non c'est déjà fait); les gentils quant à eux se contente d'être gentil, sauf pour Mike qui a une psychologie hyper-fouillé puisqu'il est marqué à jamais par la mort de la prostituée qui contribua à son dépucelage avec qui il entrenait une relation passionée depuis une bonne vingtaine de minutes. Avec des personnages pareils, on peut dire que Michael Madsen et Vincent Cassel, tirent bien leurs épingles du jeu, même si ils ont tout deux tendance à se reposer un peu trop sur leur charisme (voix et physique compris) naturel. En revanche certains personnages secondaires comme celui de Juliette Lewis ou de Geoffrey Lewis, l'ancien shériff en chaise roulante (un cliché de plus dans la nacelle) ne sont d'aucunes utilités et ajoute à la lourdeur du film. La légereté psychologique des personnages incombent de fait au bon fonctionnement de l'autre aspect du film, la face shamanique. En effet comment crédibiliser alors dans ce cas là un voyage intérieur mystique et complexe, si le personnage principal est quant à lui dénué de complexité tant il est caricatural. Ainsi Jan Kounen est pris à son propre piège, son projet ambitieux d'exposer le shamanisme sur grand écran, se fait au profit d'un western qu'il bacle totalement, et tombe dans le ridicule et ne se réduit plus qu'à quelques images psychédéliques qui n'ont plus raison d'être.

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# Posté le mercredi 28 février 2007 09:30
Modifié le mardi 06 mars 2007 09:46

Open Range

Open Range
Film américain. 2002. 2h20.
Sortie :25 Février 2004
Réalisateur :Kevin Costner
Avec : Kevin Costner (JFK, Robin des bois, Danse avec les loups), Robert Duvall (Le parrain, Apocalypse now, THX 1138), Annette Bening (Mars Attack!, American Beauty, Les arnaqueurs)
Genre :Western
Histoire :Boss Spearman, Charley Waite, Mose Harrison et Button mènent leurs troupeaux à travers les vastes plaines de l'Ouest. Les quatre hommes partagent une amitié basée sur un solide code d'honneur. Leur migration les conduit à Harmonville, un patelin sous la férule d'un shérif corrompu et d'un rancher tyrannique.
Boss et Charley se trouvent irrémédiablement entraînés vers une confrontation avec les dirigeants de la petite ville pour protéger la liberté et les valeurs rattachées à leur style de vie d'une autre époque. Dans la tourmente, la vie de Charley est bouleversée par sa rencontre avec Sue Barlow, une femme superbe et chaleureuse qui séduit à la fois son coeur et son esprit...
Mon avis :8/10. Adulé et dévelloppé à l'excès de l'après guerre jusque dans les années 70, le western ne fait aujourd'hui plus recette comme bons nombres de films traitant d'une époque trop lointaine. Dans cette optique Open Range, qui se place dans la plus pure tradition du western, peut surprendre ou tout du moins paraitre un pari risqué. Cependant ce n'est plus qu'une demi surprise, quand on apprend que le projet provient de Kevin Costner déjà réalisateur-acteur de "Danse avec les loups", un incroyable western durant la guerre de Sécession où il joue un lieutenant déserteur s'intégrant petit à petit et s'alliant avec les indiens. Le tout jeune cinéaste, qui en est là qu'à sa troisième réalisation (ayant aussi réalisé postman, un film futuriste), semble donc très attaché à ne pas vouloir mourir un genre qu'il a tant aimé à travers les chefs d'oeuvres des Sergio Leone, Howard Hawks et consorts. Il prend ainsi le relais d'un Clint Eastwood qui raccroché le colt après Impitoybale, pour ne pas faire mourir le western traditionel, et le moins que l'on puisse dire c'est que son Open Range est vraiment d'une bonne facture, simple, traditionel et éminament efficace. L'histoire, la narration, les personnages et le traitement de tout ces éléments sont ma foi, pour le moins classique, mais il n'empêche au film d'être un véritable succès en tout point. Ainsi on retrouve dans le scénario, adapté d'un roman de Lauran Paine par Costner lui même, beaucoup d'éléments déjà traité dans les westerns classiques, comme l'opposition entre les éleveurs itinérants (les cow-boys) et les grands fermiers exploitant leur ranchs, le shériff corrompu par les exploitants, les habitants d'une ville exploités ou encore comme le statut de la femme mis en avant seuleument pour traiter d'un amour impossible.
Mais tout cela est traité avec une grande humanité et simplité, qui a tendance à effacer les stéréotypes du western énumérés auparavant ou tout du moins à affaiblir ceci en les rendant plus léger. On a droit également à ce manichéisme spécifique au western, où nous sont présentés des méchants vraiment irrécuperables et des gentils obligés à tuer pour continuer à vivre et à imposer leur idéal de vie. C'est donc dans cette dernière catégorie qu'on trouve les personnages les plus travaillés et les plus intéressants, à l'image de Charley, bien décidé à oublier son lourd passif, tout en étant confontés à ces vieux démons qui lui donnent une mauvaise opinion de lui, se sentant cantoné à errer dans le crime pour se défendre jusqu'au de sa vie sans jamais connaitre la sérénité. Son compagnon de galère Boss semble lui aussi avoir un profil similaire même si lui a accepté en partie son sort tout en espérant une amélioration. Le rôle féminin principale de Sue quant à lui dénote également une certaine mélancolie, puisque pour elle le temps avoir passé trop vite, n'ayant jamais trouvé à se marier malgré son incroyable beauté. Et tous ces personnages de même que bons nombres de personnages secondaires, sont interprétés avec une incroyable justesse, à commencer par Costner parfaitement à son aise qui semble avoir retrouver toute sa prestence par rapport à ces dernières apparitions, Robert Duvall lui excèle totalement dans son rôle alors qu'Annette Banning complète avec force ce casting de qualité. Si Open Range nous séduit par son histoire simple et efficace, une pure histoire de cinéma, il nous séduit également par l'infini beauté de sa mise en image. Le travail de reconstitution d'une ville de l'époque intégral à travers de magnifiques paysages vierges (bois et prairies) du Canada, porte ces fruits à merveille, d'autant plus que la photo est vraiment magnifique. Costner profite autant de ces grands espaces naturels où il passe la première partie de son film, que de sa ville parfaitement reconstitué dans la seconde partie. Si le film peut paraitre long au démarrage, ce n'est que pour mieux nous épater dans la seconde partie où le cinéaste utilise toute l'étendue de sa ville d'abord dans la scène de la crue puis ensuite dans le combat dantesque de près d'une demi-heure entre cow-boys, résistants de la ville et grands fermiers pendant lequel Costner nous montre son talent pour la mise en scène à travers des travellings et des plans séquences impressionants.

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# Posté le mercredi 28 février 2007 09:33
Modifié le lundi 05 mars 2007 07:26

Impitoyable

Impitoyable
Film américain. 1992. 2h11.
Sortie :12 Septembre 1992
Réalisateur :Clint Eastwood
Avec : Clint Eastwood (Le bon, la brute et le truand, Pour quelques dollars de plus, Million Dollar Baby), Gene Hackman (Mississippi Burning, Braquages, Superman), Morgan Freeman (Million dollar baby, Seven, Amistad)
Genre :Western
Histoire :Kansas 1880. William Munny, redoutable hors-la-loi reconverti dans l'élevage va, à la demande d'un jeune tueur, reprendre du service pour venger une prostituée défigurée par un cow-boy sadique.
Mon avis :8,5/10. Sans renier ses origines et les grands cinéastes d'un genre qui l'a fait connaitre, Clint Eastwood, qui dédit son film à deux grands du western, Sergio Leone et Don Siegel, qui l'ont beaucoup fait tourner, réalise avec Impitoyable un puissant adieu au genre qui malgré tout le respect qu'Eastwood porte pour ces maitres n'a rien de traditionelle. Impitoyable se présente donc au choix comme le dernier grand western ou au contraire comme le film ayant ouvert la porte à un nouveau genre du défunt western, le néo-western. Impitoyable est bien moins épique que tous les grands westerns de la grande époque : les héros n'ont plus rien de glorieux et les méchants sont encore plus lâches et plus vils. Dans une époque peu enclin à ce genre cinématographique délaissé, Eastwood, malgré les différents échecs qui ont fait pensés à ses patrons qu'il ne faisait plus recette, a su dégainer un dernier coup de colt avec une précision et une réussite folle venant logée sa balle en plein coeur du public. A la fois hommage et oeuvre à part, ce film permis également aux Oscars de se rattraper en lui offrant la statuette du meilleur film qui avait pourtant échappé aux standarts du genre, un peu comme ils se sont rattrapés cette année en honorant Martin Scorsese.
Pour en revenir au film à proprement parlé, Impitoyable est une vraie oeuvre dans la plus pure tradition d'Eastwood, dur mais profondément humaniste, pas toujours très rythmée mais follement entrainante. Cela se retrouve dans le contenu scénaristique où le cinéaste a voulut se détacher des archétypes et des codes du genre en peignant un monde du dureté et d'une cruauté incroyable. Les tueurs légendaires sont tous, tour à tour descendus de leur pied d'estalle sur lequel il tronait quand vient le moment de la démistyfication, lorsque l'on apprend qu'ils doivent leur gloire à des agissements justement peu glorieux, pas digne du rang auquel on les a mis, eux qui pour en arriver là ont tués bons hommes, femmes, enfants, sans hésiter de mettre une balle dans le dos de leur adversaire afin d'éviter cet affrontement permanent avec leurs démons et leur peur qui ne s'en va jamais. Loins de l'héroïsme qu'on a l'habitude de voir, Eastwood donne également un interêt tout particulier au statut social de ces personnages souvent vivant dans la pauvreté extrême que ce soit le fermier, le tueur à gages et biensur au plus bas la prostituée totalement exploitée. Il fait également la part belle à la gente féminine, exclusivement composée de prostituée ici, en les mettant au centre du film, décrivant leur double misère économique et sociale dans une époque où une femme était déjà que très peu considéré. Eastwood ne fait donc pas dans l'épopée glorieuse de tel ou tel héros, mais n'y va pas avec le dos de la cuillière dans la peinture qu'il fait du Far West, où les hors là loi dominaient à tout les étages, où la crasse, la pauvreté, le sadisme et la violence étaient ultra-présents jusqu'à devenir les caractéristiques même de cette société. Les personnages qui bénéficient tous d'un bon traitement psychologique, sont tous victimes et acteurs de cette société où les héros d'un jour sont les truands de la veille, les deux notions s'entrechoquant sans cesse. Au delà de l'histoire, en plus de tout cela, Eastwood assure tant bien dans sa mise en scène avec des images splendides que dans son interprétation à l'image d'un casting haut de gamme où Gene Hackman, Jaimz Woolvett, Richard Harri, Frances Fisher ou Morgan Freeman assurent sans la moindre fausse note.

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# Posté le mercredi 28 février 2007 09:37
Modifié le mardi 20 mars 2007 14:45

Chevauchée avec le diable

Chevauchée avec le diable
Film américain. 2001. 2h15.
Sortie :9 Mai 2001
Réalisateur :Ang Lee
Avec : Skeet Ullrich (Pour le pire et le meilleur, Scream, Soul assasin), Tobey Maguire (The good german, Spiderman, Pur-sang), Jewel Kilcher
Genre :Drame
Histoire :Pendant la guerre de Sécession, des combattants pro-sudistes opérant en commandos isolés, les Bushwhackers, s'engagent dans une guérilla sur les chemins de traverse. Le long de la frontière entre le Kansas et le Missouri, Jake Roedel, fils d'un pauvre immigrant germanique, et son ami d'enfance Jack Bull Chiles, fils d'un planteur, rejoignent les rangs de cette bande de hors-la-loi qui écument la région.
Les deux gens apprennent très vite à devenir des hommes d'armes chevronnés et des cavaliers émérites. Ils attaquent en raids les soldats de l'Union nordiste et leurs sympathisants.
Pour affronter le rude hiver qui s'annonce, les Bushwhackers doivent se disperser et trouver un abri. Plusieurs membres trouvent refuge dans une tranchée à flanc de colline. Mais la réalité de la guerre les rattrape et fait voler en éclats le petit groupe.
Mon avis :4/10. Une chevauchée avec le diable pendant 2h15, ça avait l'air plutôt prometeur sauf que là ce bon vieux Satan a décidé de nous planter son cultissime trident en plein coeur, pour une fois de plus se jouer de nous en nous offrant une bien triste chevauchée avec l'ennui qui semble durée des heures. Autant dire qu'Ang Lee déçoit totalement pour la première fois de sa carrière, pourtant on connaissait son style tout en lenteur contemplative et en mélancolie où l'émotion prenait bien souvent le pas sur l'action. Sauf que là où on le connaissait singulier, pertinent voire anticonformiste, Ang Lee semble rentrer dans le rang de l'académisme hollywoodien, le temps d'un film seuleument, où le seul aspect anticonformiste s'avère être dans son utilisation que très réduite des scènes d'actions notament de fusillades. Les quelques scènes qui apparaissent comme telles sont réussis mais ne suffisent pas pour que notre interêt pour le film soit décuplé. Si il s'éloigne des codes du western traditionelle, évitant de tomber dans les scènes d'actions faciles et en évitant de peindre des personnages trop caricaturaux et manichéens, il se rapproche en revanche des codes du néo-western instauré par Costner et autres Eastwood. Sauf que là encore le scénaio manque clairement de consistance, l'histoire de la guerre de Sécession on la connait tous, donc Lee a décidé, non pas de la conter de manière général et classique en développant une histoire retraçant les grandes batailles etc., mais plutôt en axant son scénario sur une petite histoire dans l'Histoire s'adonant à l'un de ces petits plaisirs : l'étude des interactions entre ces différents personnages réduisant ainsi l'étendue de son analyse à un groupe le plus petit possible.
Mais encore une fois sa tentative s'avère infructueuse, et l'impression générale qui se dégage du film c'est que malgré toute la bonne volonté du cinéaste, notre interêt pour celui-ci n'arrive jamais à s'emballer. Rien n'est foncièrement mauvais, mais de manière générale encore, c'est une certaine fadeur qui se dégage du film. Le scénario tout d'abord, d'où provient notre ennui premier, est construit de manière trop classique, ce qui lui enlève toute saveur. Les points historiques et la retranscription de l'époque sont bons, mais l'avancement du film est trop rectiligne, on n'a jamais de surprise, l'avènement d'événements dramatiques est réglé comme une horloge. Puis quant on arrive sur le terrain de prédilections du cinéaste, les interactions entre ces différents protagonistes, là aussi la déception est de mise, le résultat est insipide, c'est du très classique que ce soit au niveau de l'amour, de l'amitié, de la bravoure et de la hiérarchie militaire. Sur tout les terrains, on ne trouve jamais d'éléments qui donnent lieu à s'enflammer, l'intensité dramatique reste toujours au plus bas quelque soit les évènements. Les acteurs patissent forcément de ce non-contenu scénaristique, et un acteur comme Tobey Maguire pourtant souvent irréprochable semble ici sans convictions et sans charisme. Enfin d'un point de vue technique, pas de quoi s'emballer non plus, la contemplation qui est pourtant un atout majeure du cinéma de Lee n'est ici tout simplemnt inexistante, la réalisation et l'esthétique du film étant une fois encore d'une banalité affligeante mais pas si réprimendable que cela.

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# Posté le mercredi 28 février 2007 09:40
Modifié le mardi 20 mars 2007 13:53

Le dernier des Mohicans

Le dernier des Mohicans
Film américain. 1991. 2h02.
Sortie :26 Aout 1992
Réalisateur :Michael Mann
Avec : Daniel Day-Lewis (Gangs of New-York, Le temps de l'innocence, Ballad of Jack and Rose), Madeleine Stowe (Short cuts, L'amrée des 12 singes, Nous étions soldats), Russel Means (Tueurs nés, Black cloud)
Genre :Western, Guerre
Histoire :En 1757 dans l'Etat de New York, alors que la guerre fait rage entre Francais et Anglais pour l'appropriation des territoires indiens, un jeune officier anglais, Duncan Heyward, est chargé de conduire deux soeurs, Cora et Alice Munro jusqu'à leur père. Ils sont sauvés d'une embuscade par Hawkeye, un frontalier d'origine européenne, élevé par le Mohican Chingachgook et son fils Uncas. Les trois hommes acceptent d'escorter les deux jeunes filles jusqu'à leur destination.
Mon avis :7,5/10. Michael Mann n'est pas un réalisateur qui a pour l'habitude de faire un film tout les ans, et entre deux de ces meilleurs films, le 6ème Sens en 87 et Heat en 96, le cinéaste américain s'attelait sur un projet sur lequel on ne l'attendait pas forcément, celui du "Dernier de Mohicans", un western épique qui conte, non sans certaines incohérences historiques, la vie de trois Mohicans durant la guerre franco-anglaise sur le territoire américain au milieu du 18ème siècle. Si le scénario n'est pas transcandant, le film dans son intégralité est d'une très bonne facture, grâce à une mise en scène très rythmé, des combats parfaitement maitrisé, des acteurs indéniablement bon qui donnent un atout émotionel au film, et une ambiance incroyable emmenée par l'incroyable thème de Randy Eldeman et Trevor Jones, répété à plusieurs reprises et qui nous bercent à travers les magnifiques paysages vierges et naturels que comportent le film. Scénaristiquement donc c'est certainement là que réside le petit défaut du film, via l'académisme de son histoire mais aussi par les quelques clichés véhiculés à travers le film. Puisque si on nous présente trois gentils indiens plus ou moins civilisés avec à leur tête un européen adopté, les autres indiens sont présentés tous sans exceptions comme des sauvages avec la mise en avant de leur cruauté, ce qui n'est pas le cas des européens qui malgré leur force de frappe impressionante ne sont jamais montrés sous un jour sanguinaire, légitimant leurs actes par la guerre et n'étant donc jamais condamnés pour ceci.
Le reste de l'histoire donc est plus classique, mais au final plutôt plaisant, on retrouve perdus et indépendants dans la guerre, ce groupe de trois Mohicans qui vont sauver la mise aux deux filles d'un général anglais, d'où va naitre une idylle bien menée et qui ne prend pas le dessus sur le reste du film. Cette chevauchée étalée sur plusieurs jours nous mène indifféremment sur les champs de batailles, sur des espaces préservés de la guerre et sur divers territoires indiens, le tout sur un bon rythme qui laisse place tantôt à l'action tantôt à la romance jusqu'à un final qui mêlera les deux. Les combats notament celui de l'embuscade dans les bois sont impressionants et d'une bonne maitrise, mais le summum d'intensité émotionel et de mise en scène adviendra dans le final tragique dans les montagnes où le trio de Mohicans pourchassent les Hurons qui ont kidnapés la fille. Outre la bonne performance de Michael Mann derrière la caméra qui nous donne de magnifiques images, on peut noter également la prestation général du casting qui s'avère être d'un bon niveau avec bien évidemment en tête de proue Daniel Day Lewis et Madeleine Stowe, tout deux impeccables de même que tous les véritables acteurs indiens qui donnent au film une certaine cosmopolité.

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# Posté le mercredi 28 février 2007 09:44
Modifié le mardi 06 mars 2007 08:50