The eye

The eye
Film thaïlandais. 2002. 1h38.
Sortie :27 Aout 2003
Réalisateur :Danny & Oxide Pang
Avec : Angelica Lee (Koma, Divergence, Betelnut beauty), Lawrence Chou (A.V.), So Yut Lai
Genre :Epouvante-Horreur, Fantastique
Histoire :Mann est aveugle depuis l'âge de deux ans. Dix-huit ans plus tard, à la suite d'une transplantation expérimentale de la cornée, elle recouvre l'usage de ses yeux. Mais il semble que l'opération lui ait apporté plus que cela...
Une suite d'évènements inexplicables perturbe désormais son existence : des ombres mystérieuses apparaissent et semblent lui prédire des morts à venir, des fantômes défigurés viennent hanter son quotidien, elle ne peut plus se regarder dans un miroir sans y voir le reflet d'une autre.
Ces visions cauchemardesques conduisent Mann au bord de la folie...
Mon avis :3/10. The eye est la preuve que le cinéma d'horreur thaïlandais n'est pas encore à la hauteur de ces confrères japonais ou sud-coréen. Manquant clairement d'originalité et profondèment stéréotypés, les frères Pang, sont allez puisés dans un peu tout le cinéma d'horreur/fantastique/psychologique mondiale, pour nous offrir une salade bien indigeste qui ne plaira qu'aux férus du genre. Si à première vue ce film n'a rien d'honteux, et va même jusqu'à se laisser regarder, on ne peut que lui tourner le dos. La réalisation très lêché des deux frères n'est qu'un prétexte au grand spectacle, faisant de leur film un blockbuster asiatique, ce qui n'aura d'ailleurs pas tardé de taper dans l'oeil d'Hollywood qui veut absolument l'adapter, avec à la mise en scène pour le remake les deux réalisateurs français du plus réussit "Ils". On espère par ailleurs que ces deux repreneurs réussiront à faire mieux que leurs prédécesseurs, les Frères Pang qui ne sont pas arrivés à donner la moindre profondeur, à leur personnage, à leur histoire, ni la moindre originalité dans leur instauration de la peur. Au final il faut vraiment le vouloir pour avoir peur devant The Eye, on ne sursaute même pas tant les effets anonciateurs des scènes d'angoisse sont grossiers et caricaturaux.
Côté scénaristique le mal est encore plus grand que dans la mise en scène et que dans l'ambiance générale du film. D'un point de vue des personnages, même si l'actrice principale n'est pas mauvaise, ont doit constater que les personnages sont éminament caricaturaux, leurs dialogues sont bien souvent insipides, et on regrette également ce jeunisme dans le casting, avec une grande majorité d'acteurs jeunes et jolis, ce qui là encore un indice du rapprochement avec les ingrédients du blockbuster hollywoodien. Côté scénario c'est encore plus désolant, ça ressemble à tout ces thrillers psychologiques labélisé 6ème sens que l'on a déjà vu : l'esprit d'un mort vient hanter un vivant (là à travers une greffe de la cornée, seule originalité) et il faut aider à libérer l'esprit du mort. Avec en prime un final sans queue ni tête, simplement là pour annoncer les suites, les producteurs ayant flairé le bon coup de The Eye, qui n'en est pas un pour le spectateur.

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# Posté le samedi 23 décembre 2006 14:25
Modifié le mercredi 17 janvier 2007 10:17

Phone

Phone
Film sud-coréen. 2002. 1h40.
Réalisateur :Byeong-Ki Ahn
Avec : Ji-Won Ha, Yu-mi Kim, Woo-jae Choi
Genre :Epouvante-Horreur
Histoire :Après la parution d'un article controversé, une journaliste est menacée par un psychopathe. Harcelée de coups de fil anonymes, elle est contrainte de changer de numéro de téléphone mobile. Lors d'un rendez-vous, une petite fille décroche accidentellement son GSM. L'enfant est alors saisie d'une crise de panique...
Mon avis :6/10. Efficace mais banal, Phone ne laissera pas de trace dans le cinéma ni dans vos têtes. En effet, si le film s'avère bien mené et plaisant à suivre, il surfe clairement sur les succès aussi bien de l'horreur asiatique du Ring que des thrillers surnaturels américains. On retrouve très peu d'originalité dans cette histoire de base bien palichonne, où l'on retrouve une journaliste sous la menace d'un mystérieux phénomène de téléphone tueur, avec en prime une petite fille possédé et un mort-vivante aux cheveux longs qui cachent sa tête. Malgré ce gros handicap de départ, le réalisateur sud-coréen Byeong Ky-Ahn arrive tout de même un joli exercice de style, assez académique certes, mais plutôt efficace, qui laisse prendre au jeu qui le voudra bien. Le mélange entre thriller, frisson et surnaturel est bien calibré, narrativement c'est bien mené aussi, on avance progressivement dans l'histoire avec un twist final attendu mais décapant. L'ambiance pesante monte elle aussi crescendo parallèlement à l'histoire, prenant de petits piques d'accèlérations ça et là, lors des révélations et rebondissements importants. Enfin le tout est mené rapidement, avec une mise en scène tape à l'oeil et porté sur l'esthétique de la part du cinéaste coréen, et la brochette d'acteurs ma fois tient la route, pour ce qui représente l'exercice type du thriller surnaturel.

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# Posté le samedi 23 décembre 2006 14:31
Modifié le vendredi 19 janvier 2007 04:41

Dark Water

Dark Water
Film franco-japonais. 2002. 1h37.
Sortie :26 Février 2003
Réalisateur :Hideo Nakata
Avec : Hitomi Kuroki (T.R.Y., Anego), Rio Kanno, Mirei Oguchi
Genre :Fantastique, Epouvante-Horreur
Histoire :Yoshimi Matsubara vient de divorcer. Elle élève seule, dans des conditions difficiles, Ikuko, sa fille âgée de six ans. Pour améliorer leur quotidien, elle décide d'emménager dans un appartement plus grand.
Mais une fois sur place, les lieux se révèlent insalubres. Des bruits étranges retentissent à l'étage supérieur. Puis, du plafond, commence à tomber de l'eau, qui, lentement, envahit le domicile. Chaque goutte devient alors une bombe destinée à faire voler en éclats la vie fragile de Yoshimi.
Celle-ci ne trouve pas de travail. Son mari souhaite récupérer la garde de l'enfant. Le concierge n'entreprend pas de réparations dans l'immeuble... Peu à peu, l'horreur s'installe. Et à mesure que l'existence de Yoshimi se dégrade, ses pires cauchemars prennent forme.
Mon avis :8/10. Hideo Nakata le cinéaste fantastique le plus connu du cinéma asiatique, revient à la charge après la claque Ring, avec un film encore plus aboutie, avec une ambiance spectaculaire fait de petits riens, où il reprend sa bonne vieille recette de l'histoire de fantomes, d'esprit, avec une mère élevant seule sa petite fille de 6ans, hantée par une autre petite fille dont les cheveux noires cachent son visage. Une impression de déjà vue? Non pas du tout, puisque si vous croyez voir un déroulement similaire à celui de Ring, Dark Water est tout autre, Nakata nous surprend là où on l'attendait pas, nous trompant de bout en bout, se montrant à nouveau original. Puisqu'ici, même si elle y parait, l'histoire de fantomes n'a rien de limpide, l'aspect psychologique des personnages est beaucoup plus importante et primordiale. Cette histoire fantastique est beaucoup plus rationelle que celle de Ring, n'étant finalement que la mise en image faisant passé des troubles psychologiques pour une simple histoire de fantomes et d'esprits dont les japonais sont frilliants.
Autant dire que l'histoire est parfaitement construite, Nakata se fait éminament intelligent sur ce coup. Au départ, on assiste à une histoire plutôt banale, Nakata fait entrer des moments d'angoisses là où il n'y a, à priori, pas lieu de s'inquièter. Et pourtant on se sent mal à l'aise, on sent une menace pesé sur les personnages, sans pour autant l'identifier cette présence envahit le film et lui donne une ambiance en tout point exceptionelle dans laquellle Nakata a l'occasion de montrer tout son talent de cinéaste, grâce à une mise en scène sublime, dans des décors crasseux et insalubres, dans des lieux où peu de gens circulent, sans effets spéciaux mais avec une photo sobre splendide, des trombes d'eaux, une bande son géniale et deux actrices vraiment exceptionelles qui font vivre à merveille leurs personnages. Hitomi Kuroki, dans la peau de cette mère divorcée laissée à elle même, voit resurgir ces vieux démons psychotiques quand elle s'installe dans cet appartement qu'elle trouve hanté. Et elle est parfaitement épaulé par la petite Rio Kanno, petite fille adorable et mure qui semble elle aussi tourmentée par une présence, mais qui soutient sa mère dans tout ces tourments. Ces interpètes sont à la hauteur de cette pschologie des personnages assez fouilliés, et le mystère est maintenu par la présence de personnages secondaires qui font naitre le doute chez nous et qui nous pousse à nous demander si le point de vue de la mère représente la réalité?......

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# Posté le samedi 23 décembre 2006 14:34
Modifié le mardi 23 janvier 2007 06:19

Ring

Ring
Film japonais. 1997. 1h38.
Sortie :11 Avril 2001
Réalisateur :Hideo Nakata
Avec : Nanako Matsushima (Ring 2), Miki Nakatani (Loft, Ring 2, Chaos), Hiroyuki Sanada (Le dernier samouraï, Wu Ji, Sunshine)
Genre :Epouvante-Horreur
Histoire :Un soir, seules à la maison, deux lycéennes se font peur en se racontant une mauvaise blague. Une étrange rumeur circule à propos d'une cassette vidéo qui, une fois visionnée, déclenche une terrible malédiction : une mort annoncée sept jours plus tard.
Après le décès de sa cousine Tomoko Oishi, Reiko Asakawa, une jeune journaliste, enquête, mais très vite le maléfice la rattrape.
Mon avis :7,5/10. Réalisé il y a de cela presque dix ans, Ring marque une étape importante du cinéma d'horreur et du cinéma asiatique, tant il s'averera être un succès et un phénomène mondial qui engendra par ailleurs deux suites et deux remakes US. Même si aujourd'hui son visionnage a perdu en intensité par rapport au premier qui lui en aura traumatisé plus d'un, Ring reste comme le premier grand succès du cinéma d'horreur asiatique mais aussi comme le film qui aura remis au gout du jour l'horreur psychologique alors qu'à l'époque on était en plein boom du slasher sanguilonant et décérébré émanant pour la plupart d'Hollywood. En effet ici la peur est progressive, va crescendo, n'usant pas sur du spectaculaire visuel engandrant de grands sursauts, mais utilisant comme seuls artifices : les effets sonores, préférant les non dits et les hors champs pour installer une peur constante et tenace qui n'est pas près de s'en aller de ci tôt.
Hideo Nakata qui lui aussi se révèle au grand public, après trois réalisations anonymes qui n'ont pas dépassés les frontières de l'Asie, fait preuve d'une grande maitrise, tant dans sa réalisation que dans son scénario, même si on repère plusieurs défauts que Verbinski corrigera bien dans son remake notament sur le travail d'enquête et le suspense qui laisse parfois à désirer. Cependant Ring a les arguments pour survivre à un premier visionnage, ce que peu de films d'horreurs peuvent prétendre. En effet il ne compte pas que sur son côté horrifique pour s'imposer mais il bénéficie d'une vraie histoire prenante de bout en bout, qui à l'image de l'instauration de la peur, est continue et crescendo, d'autant plus que les acteurs pour la plupart sans grandes expériences s'en sortent plus que bien. Au final on peut dire que l'impact que le film a eu sur toute une génération est mérité, tant Ring est précurseur de très bonnes choses en Asie comme ailleurs, même si il comporte pas mal de défauts et que désormais plusieurs l'ont dépassés tant techniquement qu'en efficacité.

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# Posté le samedi 23 décembre 2006 14:38
Modifié le mercredi 17 janvier 2007 04:47

Ring 2

Ring 2
Film japonais. 1998. 1h35.
Sortie :20 Mars 2002
Réalisateur :Hideo Nakata
Avec : Daisuke Ban (Ring), Kyoko Fukada (Dolls, Kamikaze Girls, The Ying-Yang Master 2), Nanako Matsushima (Ring)
Genre :Epouvante-Horreur
Histoire :L'autopsie de Sadako révèle qu'elle est restée près de trente ans vivante, murée dans son puits. Ni la découverte de son cadavre, ni la destruction de la cassette vidéo maudite sur laquelle son image apparaissait ne semblent en mesure de stopper sa soif de vengeance.
Désormais, le petit Yoichi, ayant survécu à la vision de la vidéo maléfique, est le seul à pouvoir lutter contre Sadako. En se voyant doté de pouvoirs psychiques, il est tombé dans un mutisme radical. Pour remédier à cela, une mathématicienne va tenter de chasser ses démons.
Mon avis :7/10. Unanimement boudée, cette suite, ne s'éloigne pas pour autant si franchement du premier opus dans sa qualité et dans son interêt. Certes la peur n'est plus, mais là encore ça n'empêche pas celui comme les deux remakes d'avoir des atouts à revendre. En parlant du remake, ce Ring 2 s'éloigne franchement de son remake scénaristiquement, puisqu'ici on n'as pas le point de vue de Reiko mais de Kanae, une jeuen étudiante en mathématiques qui entrant dans le jeu mortel de Ring espère bien chasser ces vieux démons. Ce second opus est donc encore plus psychologique que le premier, plus surnaturel aussi avec la mise en avant du phénomène télépathique et télékinésique, dans le déroulement de l'histoire, avec les personnages de Yoichi, de Kanae et Masami, après ceux de Sadako et Ryuji dans le un.
Niveau scénaristique, l'histoire de la mère de Yoishi est largement en second plan, et l'on assiste à une reconstitution des faits dans un premier temps qui rabache quelque peu les infos du 1 sur la vie de Sadako et l'enquête de Reiko entre autres, avant que n'intervienne le véritable interêt du film dans une seconde partie où on en apprend plus sur le phènomène découlant du visionnage de la cassette ainsi que des intercations mentales qu'elle provoque, dans un partie pris mystique du réalisateur qui s'avère casse-geule mais plutôt convaincant. Ainsi dans cette suite, Nakata compte plus sur le déroulement de l'histoire psychologique à suspense plus qu'à l'aspect horrifique de la chose, avec un scénario parfaitement mené qui efface les quelques défauts qui parsemaient celui du premier, égayant notre interêt de bout en bout. Une fois encore il opte pour une mise en scène plutôt minimaliste pour le genre avec peu d'effets spéciaux avec une image pas forcément très soignée mais au plus proche de la réalité, ce qu'il changera totalement dans son remake avec des scènes lêchées tout en gardant cet esprit mystico-psychologique.

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# Posté le samedi 23 décembre 2006 14:42
Modifié le mercredi 17 janvier 2007 04:47