2 Soeurs

2 Soeurs
Film sud-coréen. 2003. 1h59.
Sortie :16 Juin 2004
Réalisateur :Kim Jee-Woon
Avec : Im Soo-Jung, Moon Geun-Young, Yeom Jeong-A
Genre :Drame
Histoire :Su-Mi et Su-Yeon, deux soeurs, rentrent chez elles. Leur belle-mère les accueille mais Su-Mi l'évite volontairement et Su-Yeon semble en avoir peur. Un jour, le frère de la marâtre et sa femme leur rendent visite.
Pendant le dîner, elle aperçoit un fantôme et des événements étranges se produisent. Le fantôme d'une petite fille hante en effet la maison. Les oiseaux meurent.
Persuadée que leur mort est due aux agissements de Su-Yeon, la belle-mère l'enferme dans un placard. Le conflit entre la marâtre et les deux jeunes soeurs ne fait que commencer...
Mon avis :8/10. Bien souvent avec les fantômes et les esprits, c'est à double tranchant, soit c'est un véritable succès, une véritable torture psychologique pour les personnages et cérébrale pour les spectateurs, soit c'est un raté, celui qui copie les autres, celui dans lesquel on ne voit pas de mystère ni d'angoisse mais juste du vide. 2 Soeurs fait partie des premiers cités, à ranger immédiatement à côté des succès hollywoodiens que sont "Les autres" et "Le 6ème sens", grâce à son compléxité, son ambiance électrique et son mystère qui subsiste même après la projection. Autant dire qu'il ne serait vraiment pas étonnant que celui-ci aussi est droit à son remake hollywoodien tant il est accomplit et original, n'étant pas qu'une pâle copie d'une recette miracle mais un vrai film avec des atouts qui lui sont propres.
Atout majeur de 2 Soeurs, l'intelligence et l'excellence du réalisateur Kim Jee-Woon. Le cinéaste coréen est impliqué à 100%, il signe d'une part la mise en scène mais aussi le scénario, sachant de suite où il veut aller. D'abord d'un point de vue esthétique, c'est une véritable réussite, comme nombreux de ces confrères sud-coréens, il accorde beaucoup d'importance à cet aspect là du film, ce qui explique la beauté de tout les plans ou presque, de la lumière et l'ingéniosité des décors et élèments du décors qui participent à l'instauration de l'ambiance. Et quel ambiance! C'est glauque, oppressant, et ceci va crescendo, et dès le départ on sent une menace planée dans cette maison (lieu de tournage principal du film) qui nous apparait comme hanté par les mauvais esprits et dont l'ambiance est plombé par les relations entre les personnages qui semblent cachés d'innombrables mystères derrière leur mélancolie, leur tristesse, leur désespoir et leur cruauté.
D'un point de vue artistique, la mise en scène et l'ambiance instauré par Kim Jee-Woon sont assez impressionantes et vraiment d'une excellente facture. Et au niveau scénaristique, c'est la même chose, c'est malin, intelligent, terriblement bien construit, surprenant jusqu'au bout, à la fois angoissant, oppressant et psychologique. Le cinéaste navigue entre le mystère surnaturel, des esprits et fantomes, et la schizophrénie, qu'endure cette fille après le choc familiale dramatique qu'elle a vécu. Il laisse plein d'énigmes auquel on doit répondre avec de petits indices discéminés à travers tout le film, qu'un seul visionnage ne permettra pas de tous les trouvés et de déchiffrés tous les détails de cette histoire décidément bien tournés, bien ambigües et plaisante à déchiffrer. D'autant plus plaisant que la valeure intrinsèque du metteur en scène n'est plus à faire, et que son casting des plus malins est excellent, chacuns (ou chacunes, tant les rôles féminins prennent le dessus) sont parfaits dans leurs rôles tantôt mystérieux, tantôt torturés, tantôt angoissants.

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# Posté le samedi 23 décembre 2006 13:31
Modifié le vendredi 19 janvier 2007 10:11

The Host

The Host
Film sud-coréen. 2006. 1h59.
Sortie :22 Novembre 2006
Réalisateur :Joon-ho Bong
Avec :Song Kang-Ho (Sympathy for Mr. Vengeance, Memories of murder), Bae Doona (Sympathy for Mr. Vengeance), Hae il-Park (Jealousy is my middle name)
Genre :Fantastique
Histoire :A Séoul, Park Hee-bong tient un petit snack au bord de la rivière Han où il vit avec les siens. Il y a son fils aîné, l'immature Gang-du, sa fille Nam-joo, une championne malchanceuse de tir à l'arc, et Nam-il, son fils cadet éternellement au chômage. Tous idolâtrent la petite Hyun-seo, la fille unique de Gang-du.
Un jour, un monstre géant et inconnu jusqu'à présent, surgit des profondeurs de la rivière. Quand la créature atteint les berges, elle se met à piétiner et attaquer la foule sauvagement, détruisant tout sur son passage.
Le snack démoli, Gang-du tente de s'enfuir avec sa fille, mais il la perd dans la foule paniquée. Quand il l'aperçoit enfin, Hyun-seo est en train de se faire enlever par le monstre qui disparaît, en emportant la fillette au fond de la rivière.
La famille Park décide alors de partir en croisade contre le monstre, pour retrouver Hyun-seo...
Mon avis :8,5/10. Joon-ho Bong, réalisateur du splendide Memories of Murder qui renouvela le genre du thriller, change de style pour The Host, effectuant un savant mélange des genres entre la comédie satyrique et le film de monstre fantastique, pour un résultat identique : une réussite intégrale qui est un des rares films asiatiques à pouvoir se targuer d'avoir un tel échos au plan mondial. Le cinéaste engagé à l'extrême gauche de même que son compère Park Chan-Wook, ni va pas avec le dos de la cuillière quand il s'agit de taper sur les Etats-Unis et le gourvenement coréen, autant dire qu'avec The Host, mieux vaut ne pas s'attendre à un blockbuster hollywoodien débilisant à la Godzilla. Au contraire le réalisateur prend le pari inverse, en parodiant ce genre de manière assez burlesque et ironique, avec quelques passages complètement délirant. Ainsi l'arrivée du monstre attise plus la curiosité des passants, qui lui jette des déchets comme on jeterait des cacahuètes au singe, plus qu'elle ne les effraient. Ensuite alors que l'on croirait revivre le remake de la Guerre des mondes (le père looser qui va sauver sa petite famille), le père, dans la cohut, prend malencontreuseument la main de la mauvaise fille, laissant sa fille dans les pattes du monstre. Et ainsi de suite jusqu'à la fin.
Mais The Host, n'est pas une simple parodie, loin de là, tout comme il n'est pas un vrai film fantastique, le monstre (qui par ailleurs souffre de petits défauts d'images de synthèses) n'étant qu'un faire valoir jamais vraiment effrayant mais plutôt au service du l'autre face du film beaucoup plus intéressante. Et ce qui se cache derrière, l'esprit parodico-fantastique du film, c'est une satyre, certes un peu grossière à certains moments, mais qui se révèle efficace à la longue d'autant plus que l'humour noir et les gags typiquement coréen sont souvent là pour la soulager. Cette satyre, s'appuie sur des faits réels (versement de produits toxiques en masse dans le Fleuve Han par une section de recherche américaine implantée en Corée), allant même pour la scène d'ouverture jusqu'à retranscrire les véritables dialogues du procès verbal. Les Etats-Unis sont évidemment les premiers dans la ligne de mire, et ceci de manière complètement explicite, ce qui confirme que l'anti-américanisme est vraiment en vogue dans le Monde, puisque tour à tour ce sont les chercheurs, les touristes, les militaires et le gouvernement américain qui sont visés avec plus ou moins de finesse. En ce qui concerne la critique sociale coréenne, elle est moins visible, se fait en filigrane à travers certains dialogues, certains personnages (le petit orphelin) ou certaines actions (répression des manifestations, soumission du gouvernement à la dominance américaine notament pour les dérives sur l'environnement mais aussi sur le traitement d'urgence de la situation...), notamment à travers cette famille de pieds-nickelés qui malgré le succès de la fille au tir à l'arc, vivent précairement même pour le fils pourtant diplomé. Et ce n'est pas rare que tout ces genres cohabitent, à tel point que dans une même scène, on a des élèments dramatiques et d'auto-dérisions côte à côté à tel point que l'on ne sache pas si il faut rire ou pleurer.
Concernant la mise en scène, hormis le monstre de synthèse inaboutie, la réalisation de Joon-ho Bong s'avère totalement impeccable avec des travellings dantesques, des scènes aux ralentis d'une rare beauté, ainsi que d'une inventivité de tout les moments, d'autant plus bonne qu'elle est sublimée par une excellente photo intincelante. Dans la lignée de Mémories of murder, le cinéaste sud-coréen laisse à quelques reprises son spectateur sur le cul devant la beauté des images et de la mise en scène qui dépasse les scènes à la grue formatée proposés dans bon nombre de blockbusters. Pour couronner le tout, le casting s'avère excellent, Song Kang-Ho en tête, montrant une fois encore son talent comique, et bien épaulé par Bae Doona, Hae-il Park, Byeon Hie-bong, et Ah-sung Ko, les quatres membres de sa famille. Autant dire que l'on attend avec impatience le prochain film de Joon-ho Bong, le Transeperceneige, adaptation d'une BD française, qu'il fait en collaboration avec son compatriote Park Chan Wook. Une collaboration qui laisse rêveur sachant qu'il s'agit là de deux des tout meilleurs, des plus connus et reconnus (aussi bien en Corée qu'à l'étranger) réalisateurs d'un cinéma coréen prolifique en plein boom.

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# Posté le samedi 23 décembre 2006 13:34
Modifié le samedi 10 février 2007 06:09

Battle Royale

Battle Royale
Film japonais. 2000. 1h53.
Sortie :21 Novembre 2001
Réalisateur :Kinji Fukasadu
Avec :Takeshi Kitano (Zatoichi, Aniki mon frère), Tatsuya Fujiwara (BRII), Aki Maeda (BRII, Out of this world)
Genre :Action-horreur
Histoire :Dans un avenir proche, les élèves de la classe B de 3ème du collège Shiroiwa ont été amenés sur une île déserte par une armée mystérieuse. Un adulte surgit tout à coup devant eux : leur ancien professeur Kitano. Il leur annonce qu'ils vont participer à un jeu de massacre dont la règle consiste à s'entretuer. Seul le dernier des survivants pourra regagner son foyer.
Kitano leur présente deux nouveaux élèves très inquiétants. Des coups de feu retentissent pour convaincre les incrédules. Selon la loi de réforme de l'éducation pour le nouveau siècle, ce sacrifice permettra de former des adultes sains.
Abandonnés chacun à son sort avec de la nourriture et une arme, les adolescents disposent d'un délai de trois jours pour s'entretuer.
Mon avis :8/10. Kinji Fukasadu, réalisateur de films de guerre très cru dans les années 70, qui inspireront entre autres les Kitano, Woo ou Tarantino, revient vingt ans après avec Battle Royale, un véritable ovni cinématographique, dans un style toujours concession que ce soit dans l'extrême violence du film ou dans la satyre sociale sous jacente. A vrai dire ce qui a d'abord fait connaitre le film d'abord au Japon, puis au monde entier, c'est la censure et les nombreuses interdictions qu'il l'accompagna pour cette violence qui contribua au fait que le film soit considéré comme un must du film gore et du survival horror. Même si ce film d'anticipation, évolue tout au long dans une athmosphère second degré, on doit bien reconnaitre que la violence est de tout les instants, qu'elle remue à plusieurs reprises le spectateur, qui assiste impuissant au massacre voulut par ce jeu funestre, et cela malgré les quelques effets de style irréaliste. Cependant cette violence n'est pas gratuite, Fukasadu arrive à donner une âme à son film, ce que ne savent pas faire les slashers américains. Ainsi, même si on recense plusieurs situations caricaturales, le film s'intéresse dans ce déluge de sang, à ces personnages, à leurs émotions et aux relations qui se nouent entre eux. L'interêt vient donc de la psychologie étonnante des personnages, apportés au milieu de ce carnage, apportée par le cinéaste qui nous démontre son côté sensible, même si l'inéxpérience d'un casting jeune et correct, empêche souvent de l'approfondir.
Cependant cet attrait tout particulier pour les personnages n'est pas le seul interêt du film de Fukasadu, il y inclut, en sous-main, une satyre sociale très cynique et à peine dissimiluée, qui légitime ainsi le déluge de violence comme c'était le cas pour les grands films d'horreurs américains politisés des 70's, de Romero & cie. L'originalité de ce film d'anticipation, c'est qu'il se passe dans un monde qui ressemble en tout point au monde actuelle, avec les mêmes caractéristiques que le Japon en crise de la fin des 90's. Ainsi dans ce "futur proche" qui n'en est pas un, Fukasadu nous peint une monde satyrique très actuelle, traitant des pertes de repères de la jeunesse, qui même si il continue d'avoir une vie d'adolescent, sont ancrés dans une vie profondément cynique où il ne voit pas l'ombre d'amélioration pour l'avenir, et où leur désinterêt pour ce qui les entourent est croissant. Si cette situation réaliste de la jeunesse, est mise en avant, il montre de quoi elle émane, c'est à dire du monde des adultes, en pleine crise : crise du travail, crise familiale, crise sociale. Pour tout ça, ce Battle Royale, dernière oeuvre d'un cinéaste (qui mourra pendant la production du second opus) trop peu méconnu mais délibèrément engagé, est une oeuvre plus intelligente que l'on voudrait bien le croire, une oeuvre qui ne se contente pas d'être un must du gore mais aussi un must au niveau de l'anticipation et de la satyre.

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# Posté le samedi 23 décembre 2006 13:37
Modifié le mercredi 27 décembre 2006 12:56

Battle Royale 2

Battle Royale 2
Film japonais. 2002. 2h14.
Réalisateur : Kenta Fukasaku
Avec : Tatsuya Fujiwara, Aki Maeda, Shugo Oshinari
Genre : Action-Horreur
Histoire :L'histoire se déroule un an après le premier film. On y suit les deux survivants rentrer chez eux et tenter d'alerter l'opinion publique sur ce qui s'est passé sur l'île. Leurs déclarations provoquent un chaos sur tout le pays, violemment réprimé par le pouvoir militaire. Ce dernier décide alors de faire participer les deux opposants à la deuxième session de Battle Royale en compagnie d'une classe beaucoup moins tendre que la précédente.
Mon avis :5/10. Au début du film on commence à prendre peur en revoyant des scènes similaires à BR1 juste avec des personnages différents bien que très ressemblants au niveau de la personnalité notament. Heureuseument une fois arrivée sur l'île le scénario change du tout à tout enfin presque et devient un film dénonçantà coups de grandes paroles les Etats Unis responsable à leurs yeux de toute la misère du monde, un peu simpliste tout ça d'autant plus qu'on tombe presque dans une apologie du terrorisme libérateur des peuples oprimés!! Donc ici encore plus que dasn le premier le réalisateur a cherché la critique mais là aussi comme dasn le premier contentez vous de les regarder s'entretuer pour votre dose nécessaire de violence quotidienne... Bref je crois qu'il est temps pour eux de s'arrêter.

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# Posté le samedi 23 décembre 2006 13:39

Kaïro

Kaïro
Film japonais. 2001. 1h57.
Sortie :23 Mai 2001
Réalisateur :Kiyoshi Kurosawa
Avec : Haruhiko Kato, Kumiko Aso (11'09'01: September 11, Zebraman, Casshern), Koyuki (Alive, Le dernier samouraï)
Genre :Fantastique
Histoire :Taguchi, un jeune informaticien, est retrouvé pendu dans son appartement. Sous le choc, ses collègues cherchent à en savoir plus sur ce suicide inexplicable.
La victime a laissé un mystérieux message contenu dans une simple disquette. De toute évidence, celle-ci recèle un virus qui contamine ses utilisateurs et a de graves répercussions sur leur comportement.
A Tokyo, l'inquiétude grandit au fur et à mesure que le virus se propage à travers les réseaux informatiques. Des petits groupes de jeunes gens tentent de résister, tandis que les disparitions se multiplient.
Mon avis :8/10. A l'image d'Hideo Nakata avec Ring, Kiyoshi Kurosawa connu un énorme succès (mérité!) au Japon avec Kaïro à sa sortie. Cependant à l'inverse de son compatriote, le réalisateur émérite de Cure ou de Loft lui ne connait qu'un succès limité à l'étranger, la faute surement à un piètre remake hollywoodien Pulse qui ne lui aura pas permis de le mettre en valeur loin de là. En effet contrairement à ce remake qui se limite au simple slasher décervelé sans consistance, Kairo est une oeuvre beaucoup plus complète, plus complexe, plus puissante, jouant beaucoup sur l'aspect psychologique, suggestif et satyrique des situations. Malgré des arguments de départ similaires au Ring de Nakata (des esprits s'infiltrant chez les gens via les nouvelles technologies), Kaïro ne semble pas seuleument surfer sur la vague du succès mais semble bien être une oeuvre à part, offrant des arguments différents, propre au cinéaste qui la construit. Kurosawa a une toute autre approche de l'aspect horrifique des choses, la peur pure est moins présente, mais le côté pesant, angoissant est quand à lui primordiale et contribue à cet athmosphère lente, contemplative et très mystérieuse du film.
Kaïro s'avère être beaucoup plus complexe que la plupart de ces concurrents, et se rapprocherait dans son niveau de complexité plus d'un film comme 2 Soeurs, tant de nombreuses énigmes restent encore soulevés après le premier visionage. Mais le film s'avère également beaucoup plus métaphorique, plus symbolique avec une critique non caché de la société, avec cette vision apocalyptique qu'il nous en propose. Il compare ainsi les jeunes geek japonais à de véritables fantômes qui s'enfoncent dans une réalité toute virtuelle où la mort semble absente. Un chaos incensé se crée dans ce film d'anticipation complètement d'actualité, où les nouvelles technologies grâce à leurs forces illusoires éloignent et enferment les individus. Et ce monde là, Kurosawa le met parfaitement en images, dans une athmosphère qu'il rend très lourde, presque opprésante grâce à de longs plans fixes et une bande sonore inquiétants, une photo terne, des acteurs torturés, avec pour couronner le tout une remarquable vision apocalyptique de Tokyo à la fin du film.

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# Posté le samedi 23 décembre 2006 13:43
Modifié le lundi 22 janvier 2007 08:19